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Autres instruments

Treujenn Goal, Tronc d’chou ou clarinette

Treujenn GoalLa clarinette est d’invention récente sous sa forme actuelle, puisque datant de la fin du 17e siècle. Descendante directe du chalumeau, sa présence est attestée en Bretagne dès 1798. Elle intègre les musiques traditionnelles françaises au cours du 19e siècle. Fortement implantée en Haute-Cornouaille, Trégor Morlaisien, pays de Loudéac et du Mené, elle déclinera progressivement jusqu’à la seconde guerre mondiale.
Instrument de perce quasi cylindrique, à pavillon et anche de roseau simple, il utilise un système d’anche battante solidaire de sa partie supérieure. Il dispose d’une clé de douzième près du pouce permettant de jouer douze degrés au dessus de l’octave habituelle, ainsi que d’un système dit demi-Boëhm à 13 clés utilisé en musique traditionnelle.


Vielle à roue

Vielle à RoueSon usage se répand en Bretagne au 19e siècle, le long du littoral nord, en Trégor et Goëlo. Elle y anime les fêtes populaires avec le biniou, la clarinette, le tambourin ou le violon. Dans le sud de la Haute-Bretagne (nantais, marais vendéen breton) et le Vannetais, la vielle est l’instrument des mendiants (père zim-zim à Nantes). Elle tombe en désuétude en Ille-et-Vilaine et Léon durant le dernier quart du 19e siècle.

Elle comprend 4 cordes frottées et deux cordes mélodiques (chanterelles), 4 bourdons et un clavier.
Les cordes frottées vibrent au contact de la roue, actionnée par une manivelle.
La vielle se tient horizontalement, sur les genoux, si le vielleux est assis. Elle est suspendue à une courroie, s’il est debout.


Violon

Il devient populaire en Bretagne à partir du 18e siècle et s’implante plus nettement en Haute-Bretagne (Ille-et-Vilaine et Loire-Atlantique) où il accompagne fréquemment un treujenn gaol, une vielle ou un tambourin. En général peu présent en pays de rondes, on constate toutefois quelques exceptions : à Pontivy, officie un violonneux du nom de Jak an Dal a Seniel (l’aveugle de Saint Niel).

Le violon se joue avec un archet constitué d’une baguette cambrée en bois (de Pernambouc, Brésil) et d’une mèche en crin de cheval. Le frottement met en vibration une des quatre cordes. Le son ainsi produit est amplifié par une caisse de résonance dont la table, voûtée, est percée de deux orifices : les ouïes.


Bouèze ou accordéon

Erwan Le Meur - AccordéonisteEn vogue dans les salons bourgeois dès 1836, la version populaire de l’accordéon apparaît en 1850 en Bretagne. Dès 1890, la bouèze se répand dans nos campagnes, d’est en ouest. Au nord de l’Ille-et-Vilaine, il supplante le violon et réserve le même sort à la veuze en Loire-Atlantique. Durant les années 30, il s’implante dans les derniers pays rétifs à cette pratique : Haute-Cornouaille, pays Pagan, pays Fanch, pays de Loudéac, pays Pourlet. Les joueurs de Bouèze assurent l’animation des mariages et autres fêtes des familles plus modestes, leurs prestations étant souvent moins onéreuses que celles du couple biniou-bombarde.

L’accordéon fonctionne sur le principe de l’anche libre métallique. Il se compose d’un soufflet à main placé entre deux claviers. Le soufflet permet un contrôle permanent de la pression d’air qui utilise au maximum les qualités expressives de l’anche.

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