Stage Noel 2017

27-28-29 décembre
à Amzer Nevez

Concours Printemps 2018

1ère catégorie - 25 février
Brest, Le Quartz - 13h30
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2ème catégorie - 8 avril
Saint Brieuc, Salle Hermione - 13h30
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3ème catégorie - 11 mars
Vannes, Palais des Arts - 13h30
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4ème catégorie - 25 mars
Pontivy, Palais des Congrès - 13h
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Binious et Bombardes pendant la guerre – conférences

Binious et bombardes dans la Première Guerre mondiale

Laurent Bigot, Gilles Kermarc, Marie-Barbara Le Gonidec

 

Le 3 juillet 1915, un couple de sonneurs appartenant au 73e régiment d’infanterie territoriale de Guingamp faisait la une du magazine L’Illustration. Cent ans plus tard, ce cliché symbolise toujours la participation de la Bretagne à la Première Guerre mondiale.

Un court article, intitulé La Marche au biniou, expliquait que « le colonel d’un régiment territorial du front, formé de Bretons — Breton lui-même, et portant le plus breton des noms — a eu l’inspiration d’adjoindre à sa « clique », à ses tambours et à ses clairons, les deux instruments favoris de la vieille Armorique : un biniou, une bombarde, cette sorte de musette si sonore. »

Pour trouver des binious et bombardes pour le 73e territorial, le lieutenant-colonel Aymar de Quengo de Tonquédec a tout simplement mis à contribution ses proches. Chacun des instruments était muni d’une médaille au nom de son donateur. Il a pu ainsi réunir, à partir du mois de mai 1915, un ensemble de quatre binious et huit bombardes, placé sous la responsabilité du tambour-major du régiment, l’adjudant Jules Glaizot.

À la fin de la guerre, les instruments furent conservés par Léopold Moreau de Bellaing, de Guingamp, adjoint au commandant du régiment en 1916 et 1917. En 1952, son fils Yves fit don de certains d’entre eux au Musée national des Arts et Tradition populaires (MNATP, devenu le MuCEM, et installé à Marseille en 2013). Il remit également une partition, Le Menez-Bre, « pas redoublé avec binious et bombardes sur des airs bretons ». Cette marche militaire, qui n’a pas été jouée depuis près d’un siècle, sera interprétée à nouveau, jeudi 16 juillet, à 18 heures, lors d’un concert-lecture donné au théâtre de Guingamp.

 

Les binious dans la guerre

Le 3 juillet 1915, le magazine L’Illustration publiait, en couverture de son numéro 3774, la photo de deux poilus jouant du biniou et de la bombarde. L’article correspondant à cette photo précisait qu’il s’agissait de soldats du 73e régiment d’infanterie territoriale (RIT). Ce régiment avait été doté d’une « clique » d’instruments bretons par son commandant, Aymar de Quengo de Tonquédec.

À partir de ces précurseurs des bagadou d’aujourd’hui, Marie-Barbara Le Gonidec, ethnomusicologue, chercheur au CNRS ; Laurent Bigot, sonneur, directeur du département de musique traditionnelle de l’École nationale de musique de Brest ; Gilles Kermarc, journaliste, évoqueront Les Binious de la Grande Guerre, à l’invitation de l’Université populaire bretonne, dans le cadre du festival interceltique, vendredi 14 août, à 14 h 30, à la chambre de commerce de Lorient (quai des Indes). Entrée gratuite.

"La bombarde et le biniou bretons sur le front". L'Illustration. Paris, France. 1915. Collection MuCEM (52.110.12), clichÈ A. Pelle (86.63.12)

« La bombarde et le biniou bretons sur le front ». L’Illustration. Paris, France. 1915. Collection MuCEM (52.110.12), clichÈ A. Pelle (86.63.12)

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